Rennes et ses faubourgs un peu d’histoire pour mieux comprendre le marché immobilier de Rennes

Rennes telle qu’on la connaît aujourd’hui est le résultat d’une formidable extension qui s’est faite de façon progressive depuis le Moyen Âge, avec l’apparition des faubourgs puis des quartiers urbains.

Une place forte sur la Marche de Bretagne

Depuis le Haut Moyen Âge, Rennes, de par sa position géostratégique, fait office de place forte sur la Marche de Bretagne, qui a pendant longtemps délimité la frontière entre la Bretagne et la France. Cette Marche fut créée par les rois francs, qui utilisaient alors le site de Rennes comme point de départ de leurs incursions en territoire breton. Au Xe siècle, la ville est soumise aux incursions normandes, auxquelles tente de résister le comte de Rennes, Juhel Bérenger.

Le développement des faubourgs

Les premiers faubourgs de Rennes apparaissent au XIe siècle: il s’agit des bons plans et bonnes affaires et du faubourg de Bourg-l’Evêque et de celui de la Baudrairie. Ce dernier s’étend jusqu’à atteindre l’abbaye Saint-Georges, donnant naissance à une nouvelle ville désormais plus vaste que la ville de Rennes elle-même. Au XIIe siècle, les marécages situés sur la rive gauche de la Vilaine, la rivière qui traverse la ville, sont utilisés comme refuge lors des agressions extérieures. Progressivement, ces marécages reçoivent des résidents permanents jusqu’à constituer un véritable faubourg de la ville; ce dernier reçoit le nom de « Ville basse ».
Au XVe siècle, la croissance démographique, alimentée par l’arrivée de Normands suite à l’occupation anglaise, mais aussi par l’exode rural, accélère le développement des faubourgs existants et l’apparition de nouveaux: Bourg-l’Evêque, La Baudrairie, Saint-Aubin permettent à la ville de s’agrandir considérablement hors des murailles de Rennes. Dans les années 1420, d’autres enceintes sont construites en dehors de la ville pour protéger ces nouveaux faubourgs: la « Ville Neuve » et la rive sud de la Vilaine sont désormais fortifiées par des murailles.

Quelques exemples de faubourgs rennais

Le faubourg de La Madeleine est apparu vers le XIe siècle; il s’est développé autour de la léproserie du même nom. A partir du XIXe siècle, ce faubourg se retrouve isolé du reste de la ville par une voie ferrée, et se développe alors le long de l’actuel boulevard Jacques Cartier et de la rue de Nantes. Il est ensuite élargi vers l’est sous l’impulsion de l’entrepreneur Vaudois.
Le faubourg Saint-Melaine s’est développé à partir du XVIIe siècle, sur les terres de l’ancienne abbaye Saint-Melaine. C’est l’implantation de congrégations religieuses qui ouvre la voie à une rénovation du faubourg.
Le faubourg de Fougères s’étend au-delà de l’abbaye Saint-Melaine. Il présente un visage particulier en ce sens qu’il abrite des maisons de plaisance, comme le château de Maurepas, dont la construction a été permise par la topographie. Le faubourg de Fougères est très caractéristique de l’évolution générale de la ville, qui n’a de cesse de s’étendre sur les hauteurs. Ces quartiers bénéficient d’une vue et son à considérer pour une location à Rennes !
Le faubourg Saint-Laurent trouve sa toute première origine au début du XVe siècle. Au XVIIe siècle, le faubourg accueille plusieurs congrégations religieuses, mais c’est aux XVIIIe et XIXe siècles que le lieu connaît les transformations les plus importantes, avec de nouvelles constructions et le percement de nouvelles rues. Aujourd’hui le quartier voit s’ériger de petites résidences et peut constituer un bon choix pour un achat immobilier dans le neuf qui permettra à l’acquéreur de profiter du Dispositif Duflot.

Une marginalisation progressive

En 1720, une partie du centre médiéval de Rennes est détruite par un incendie. La reconstruction qui s’ensuit tend à marginaliser les faubourgs au profit de l’apparition de quartiers urbains. Ainsi, en 1830, est construit le canal d’Ille-et-Rance, qui contribue à isoler les faubourgs de Bourg-Saint-Cyr et de Bourg-l’Evêque. Le milieu du XIXe siècle voit la construction d’une voie ferrée qui participe à l’isolement du faubourg de Nantes et du Bourg-Saint-Hélier.

Le développement des quartiers urbains

Le XIXe siècle est aussi le siècle de la naissance des quartiers urbains à Rennes, phénomène qui se poursuit pendant l’Entre-deux-guerres. Il s’agit de terres agricoles que l’on urbanise petit à petit, comme les quartiers de Villeneuve et de Saint-Cyr (XIXe siècle), ainsi que les quartiers de Maurepas et de Sainte-Thérèse (XXe siècle). Certains quartiers, comme celui d’Oberthür, doivent leur apparition au développement de l’industrie.
Après 1945, les quartiers périphériques de Rennes font l’objet de vastes programmes de constructions, afin de répondre à la forte croissance démographique qui nécessite un plus grand nombre de logements. Ainsi, apparaissent des Zones à urbaniser en priorité (ZUP), qui correspondent aux quartiers de grands ensembles: Cleunay, Villejean et Le Blosne, notamment, sont dès lors classés comme ZUP.

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